Des femmes enceintes lors de la consultation prénatale

Santé maternelle : «Une amélioration, mais des défis persistent»

49% des femmes dont l’âge est compris entre 15-49 ans ont effectué au moins quatre visites prénatales entre 2010-2017. 12% des naissances ont eu lieu à la maison. C’est ce qui ressort de la troisième enquête démographique et de la santé au Burundi de l’Institut de statistiques et d’études économiques au Burundi (Isteebu) présentée ce mardi 20 novembre.

Selon Pierre-Claver Kayiro, démographe à l’Isteebu, l’efficacité des soins prénatals dépend de la qualité des consultations. 84% de femmes ont accouché dans des établissements de santé. Cependant, 48% d’entre elles et 50% d’enfants ont reçu des soins postnatals dans les deux jours consécutifs à l’accouchement.

D’après ce démographe, l’absence des visites prénatales constituent une menace pour la santé maternelle. L’Isteebu rapporte 334 pour 100 mille naissances vivantes.

Pour rappel, la mortalité maternelle tient compte des décès qui surviennent pendant la grossesse, au moment de l’accouchement ou ceux qui ont lieu 42 jours après l’accouchement. Les décès liés à l’accident ou la violence ne sont pas considérés.

M. Kayiro parle tout de même d’une amélioration de la santé maternelle depuis 2010.

SACODE éduque les jeunes filles à une meilleure gestion de leur hygiène menstruelle

Le SACODE(Santé des Communauté pour le Devéloppement), à travers le programme AGATEKA, a animé une journée éducative sur la gestion de l’hygiène menstruelle aux élèves de différentes écoles en province de Kayanza le jeudi 5 avril 2018. Cette journée éducative a été complétée par une distribution de serviettes AGATEKA à ces jeunes élèves. Une journée à laquelle a été convié des représentants communaux, des représentants de confessions religieuses, des encadreurs de jeunes, des représentants des parents ainsi qu’en invité d’honneur l’ambassadrice des États unis d’Amérique au Burundi.

Souhaitant la bienvenue aux différents invités de cette journée, le représentant de l’administrateur de la commune de Kayanza a appelé de tous ses vœux la bonne tenue de cette journée éducative et a appelé les jeunes présents mais aussi les adultes à être attentifs à ces enseignements qui sont d’une importance capitale pour le développement de la jeunesse féminine burundaise et particulièrement dans la province de Kayanza.

Prenant la parole, Mme Françoise NIBIZI, présidente de l’association SACODE, a mentionné la difficulté de discuter de la menstruation au sein de la société burundaise. Un état de fait qui rend souvent sa gestion difficile et expose les jeunes filles à de nombreux problèmes dûs à l’ignorance et au manque criant d’informations. Cela a été donc une belle occasion de discuter avec la jeunesse autour de ce sujet et ainsi aider les jeunes filles à mieux se prendre en charge. «Nous voulons éduquer les élèves en milieu scolaire à gérer de façon hygiénique leur période menstruelle», nous dit Mme NIBIZI.

Mme Françoise NIBIZI répondant aux questions des élèves ©Akez.net

Au cours de cette journée éducative, un panel de discussion autour des questions d’hygiène menstruelle a été organisé , au cours duquel toutes les parties prenantes ont apporté leur contribution sur le sujet. En effet, au cours de cette séance de discussion, les intervenants ont répondu aux questions liées à l’accès à l’information sur les menstruations, à la gestion de l’hygiène corporelle, spécialement en période de menstruation, le rôle de l’école, de la famille et de l’église dans la sensibilisation mais également des questions liées à certaines complications que peuvent rencontrer les femmes lorsqu’elles ont leurs menstruation. Pour sensibiliser sur l’hygiène menstruelle et sur les problèmes qui y sont liés, SACODE a procédé à la projection d’un documentaire dans lequel est expliqué l’importance d’une hygiène menstruelle correcte pour les jeunes filles et leurs bénéfices sur la santé des femmes.

Parmi les problèmes que rencontrent les jeunes filles, particulièrement en milieu rural, figure la difficulté d’accès aux serviettes hygiéniques due essentiellement à la pauvreté. Un problème de taille auquel le SACODE tente de s’attaquer. A cette effet, l’association a présenté la serviette hygiénique réutilisable qu’elle produit. Des serviettes qui ont été distribué à plusieurs dizaines de jeunes filles présentes lors de cette séance. Un distribution qui fait partie du programme de SACODE pour venir en aide aux jeunes filles, particulièrement en milieu scolaire. Et quoi que cela soit relativement compliqué étant donné les finances que cela implique, l’association tente, tant bien que mal de venir en aide aux plus démunis. «Cette année nous nous sommes donné comme objectif de distribuer 18 milles serviettes. Les filles burundaises ayant besoin de serviettes sont plus de 100.000 mais comme nous n’avons pas de capacité budgétaire pour servir toute les filles, nous avons prévu de distribuer 1000 serviettes par province», nous explique Françoise NIBIZI.

Anne Casper (Ambassadrice des USA) et Françoise NIBIZI posant avec les élèves ayant reçus des serviettes “Agateka” ©Akeza.net

L’hygiène menstruelle est un sujet sensible au sein de la société burundaise et mérite qu’on y prête beaucoup plus d’attention. Ce le combat que mène SACODE en travaillant non seulement à l’éducation des jeunes filles mais aussi des parents. «Nous ne sensibilisons pas que les élèves, mais également les éducateurs, les encadreuses et même les parents. Nous aimerons que les communautés burundaises comprennent que les menstruations ne sont pas tabou. Qu’ils comprennent que les règles sont normales qu’ils aident les filles pauvres pour qu’elles gèrent leurs menstruations de façon hygiénique»

Notons que SACODE sera prochainement dans la province de Ngozi pour une autre journée éducative et de distribution de serviettes «Agateka».

 

Moïse MAZYAMBO

Care Burundi : Donner accès à l’information aux jeunes sur la santé sexuelle

Ce vendredi 7 décembre 2018, les locaux CARE International/Hub d’Innovations Sociale et Entrepreneuriale ont accueilli une rencontre entre l’Ambassadrice des Pays-Bas au Burundi et les jeunes bénéficiaires du programme conjoint d’amélioration de la Santé Sexuelle et Reproductive des adolescents et des jeunes (SSRAJ).

Santé : YALI Burundi et la Croix-Rouge forment des jeunes aux gestes de premiers secours

Le chapitre de YALI au Burundi a, en partenariat avec la Croix-Rouge, organisé une session de formation complète en soins de premier secours à l’intention d’une vingtaine de jeune au centre de formation de la Croix-Rouge à Ngagara.

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